L' autobiographie de Marcel Lebreton

Né en 1937 à Saint-Brévin près de la Loire dans une famille paysanne pauvre, la jeunesse de l'auteur a été marquée par la deuxième guerre mondiale et la maladie alcoolique de son père. Après une enfance et une adolescence passées dans le milieu rural et une première expérience dans le monde industriel, il part pour l'Algérie ou il effectuera son service militaire en donnant des soins de santé.

"La formation d'infirmier reçue pendant cette période a été le déclic je me suis dit si je ramène ma peau, je m'engagerais auprès des personnes fragilisées ou handicapées". Une promesse tenue puisque pendant 40 ans au cours de sa vie professionnelle, il sera à l'écoute des personnes handicapées à la Maison départementale de Mindin (aujourd'hui Etablissements publics médico sociaux).

Ses engagements enracinés dans sa foi sont caractérisés par la solidarité avec les plus démunis. Son parcours est en effet émaillé d'investissement personnel au sein de nombreuses associations, syndicats, municipalité. Bénévole à Retz'activités pendant 7 ans, à l'Avipar durant 15 ans, initiateur et cheville ouvrière de l'association Vie libre depuis 50 ans, Marcel Lebreton montre dans son oeuvre une trajectoire pour un monde plus fraternel.

"Au départ, ce livre a été réalisé pour mes enfants et petits enfants pour leur laisser une trace de ma vie telle qu'elle est, confie l'auteur.En retournant dans le passé, je me suis heurté à des souvenirs douleurs, mais en faisant le bilan, je suis content d'avoir fait ce que j'ai pu pour les autres."

Marcel Lebreton dédicacera De sillon en sillon jeudi 24 février à partir de 16 h 30 dans la salle multi-activités de la Maison des associations, avenue Jules-Verne ainsi que samedi 12 mars de 10 h à 17 h 30 à la librairie du centre Leclerc.

 

Article paru in Ouest-France, 23 février 2011

 


 

Saint-Brévin-Les-Pins

Saint-Brevin était une paroisse d'agriculteurs, de pêcheurs et de marins, dans la seconde moitié du 19e siècle, le tourisme et les vacances balnéaires modifièrent bien des aspects de sa vie économique et sociale. La mer avait cependant rongé les côtes et les dunes, submergé de nombreuses habitations. Progressivement la cité se trouvait cernée par de grandes étendues de sable, bien que depuis deux décennies, les hobereaux locaux tentaient de les valoriser en y plantant des pins et des chênes verts.

On vit alors de somptueuses villas éclorent ici ou là : "le Château de la Fouilleuse", "le Sémaphore", le "Manoir du Pointeau"... La station Saint Brévin L'Océan venait de voir le jour.
Tandis que la forêt de pins prenait une ampleur considérable et devint rapidement un atout majeur, la ville changea son nom de Saint-Brevin en Saint-Brevin-Les Pins en 1899.

 


Histoire de Mindin : Lazaret, Sanatorium, Hospice Public puis Etablissement Public Médico-Social de Saint Brévin les Pins

 

1844 : Saint-Nazaire se démarque par son bourg, son église et son môle, en face on distingue la pointe de Mindin et son petit fort, construit en 1754 pour protéger l'embouchure de la Loire.   

 

C’est en 1862 que fut édifié le lazaret de Mindin, construit à proximité d’un port  où l’on isolait les navires, les marchandises et les personnes : mise en quarantaine des personnes arrivant par la voie maritime, en provenance de pays infestés par les maladies contagieuses.

Il conserva cette fonction  jusqu’en 1899. C’est à cette date que le port de Saint-Nazaire, partiellement construit, remplit désormais cette fonction. Le lazaret de Mindin fut alors fermé.

 

La guerre 14-18 survint et l’administration militaire, manquant d’hôpitaux, transforma les locaux du lazaret en maison de santé pour les soldats tuberculeux osseux.

Evacués en 1919, ces bâtiments devinrent propriété du service de la santé. On y hébergea alors des enfants et adolescents déficients ayant besoin de respirer l’air vivifiant, de la mer.

Monsieur Floquet fut désigné responsable de l’établissement et Madame Dardelin, infirmière de la Croix Rouge durant le premier conflit mondial, occupa le poste de surveillante générale.

Grâce aux bons résultats obtenus tant dans la gestion des malades et du centre, le lazaret fut transformé en sanatorium public pour les adultes et enfants (filles et garçons)  par le ministère de l’Intérieure.

Deux ans plus tard, le 31 décembre 1923, le sanatorium, propriété de l’Etat ferme ses portes et ce n’est qu’en novembre  1924 que le Conseil générale de la Loire-Inférieure s’en porte acquéreur.

Monsieur Floquet ouvre les portes de la Maison Départementale de Mindin le 1er janvier  1925.   

 

Mindin est occupé par l’armée allemande durant le second conflit mondial.

Le 19 juin 1940, deux bombardiers lancent leurs bombes  alors que 1365 personnes dont 739 enfants occupent le centre. On déplore le décès de deux pensionnaires et des dégâts importants.

Puis ce fut l'exode et Mindin porta asile et secours aux personnes évacuées.  Mais l'occupant ordonna bientôt l'évacuation des locaux.

Monsieur Floquet dirigea l'installation des malades et personnels à l'ancienne hôpital militaire français à Saint-Gildas-des-Bois. Ils y résidèrent jusqu'en avril 1943 avant qu'un nouveau transfert ne soit ordonné : l'hôpital de Saint-Nazaire étant totalement détruit par les bombardements, les malades nazairiens devaient y être accueillis.

Une nouvelle marche, un nouveau lieu, pour Monsieur Floquet  et les malades : destination  Challain-la-Poterie. Ils y restèrent trois années.

 

C'est le 1er juillet 1946, que Monsieur Floquet et les malades réintègrent Mindin ; mais de nombreux  locaux sont délabrés, d'autres complètement réaménagés par l'occupant.

Commence alors un long travail de restauration : on pense alors à penser autrement les lieux. Des chambres et des réfectoires sont créés pour abriter 110 nouveaux malades incurables.  

 

En 1953, cet établissement hospitalier abrite 620 malades, vieillards et indigents. Il comprend chambres et réfectoires, salles de récréation  bordés de pins et de chênes verts, et à quelques mètres la plage et la mer.

 

C’est en 1961 que, par décret en Conseil d’Etat, la Maison Départementale de Mindin est érigée en "Hospice Public".

 

À partir de cette date, la prise en charge des enfants, adolescents et adultes handicapés ne cesse de s’accroître et nécessite aux cours des années la construction de nouveaux pavillons et la rénovation des parties anciennes de l’établissement.

 

Trois étapes importantes amènent  "Mindin" à sa forme actuelle.
- 1977 : Mise en service de l’IMP Jean du Dresnay ;
- 1993 : Délibération de la commission administrative décidant la transformation juridique de la Maison Départementale de Mindin en quatre établissements médico-sociaux ;
- 1er juillet 1998 : création après délibération du Conseil Général de Loire-Atlantique de l’Etablissement Public Médico-Social de Saint Brévin les Pins.

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