Article in Ouest France, 13 février 2010 : Le canon du Soleil Royal veille sur l'ancienne cité corsaire - Le Croisic

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"…L'histoire de ce canon est liée au Croisic depuis qu'en 1955, un patron-pêcheur croisicais, Jean Quilgars, découvrit avec le groupe Atlantique de plongée, cette élégante pièce de calibre 24. Il provient de la 2 e batterie du bateau amiral de Louis XV, le Soleil Royal, échoué face au Croisic, en 1759, à l'issue de la bataille navale des Cardinaux. Le musée de la Marine, après intervention du président de la république René Coty, accepta à l'époque de laisser ce remarquable objet, en dépôt au Croisic. Un petit musée fut ouvert à cette occasion au rez-de-chaussée de l'hôtel d'Aiguillon. Ainsi pendant plusieurs décennies, les visiteurs ont pu admirer la vénérable pièce de bronze, dans le jardin de l'hôtel de ville.

" Le canon mesure 3,62 m de longueur, pour un poids d'environ 2,25 tonnes, précise Maryannick Rousset. Il porte plusieurs inscriptions, mais aussi de nombreux éléments en ronde-bosse, comme le buste de faune  formant bouton de culasse ou les anses en forme de dauphins. Les inscriptions précisent que la pièce a été réalisée en 1670, par Jean Baubé, fondeur général de l'artillerie de la Marine de France, à Toulon. Un profil de Louis XIV figure sur le fût, ainsi que de nombreuses fleurs de lys"…"

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