Brière.- La marine et les marins de Montoir du XVIe au XIXe siècle  : L'histoire de vaillants marins

Qui sait aujourd'hui que la paroisse de Montoir était très étendue comprenant jusqu'en 1792, Saint-Joachim, Méan (1864), Trignac (1914) et Saint-Malo-de-Guersac (1926). C'était la Brière : toute la Brière. Un archipel d'îles disséminées dans un vaste marais...

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Dans la vaste paroisse montoirine, la population, pour faire face à la pauvreté, vivait du petit cabotage.

Il chargeait sa chaloupe de "mottes" qu'il partait vendre à Nantes, en Vendée et en Bretagne puis il revenait avec du sel de Bourgneuf, de Guérande et de la Seudre (Charente). De Nantes, il embarquait du vin des pays de Loire qu'il allait livrer sur les côtes bretonnes, d'Aquitaine puis à Londres et jusqu'à Hambourg...

De 1694 à la Révolution, ils étaient chaque année jusqu'à 250 marins de Montoir à embarquer sur les navires nantais qui allaient aux "Îles d'Amériques"...

Entre 1701 et 1815, plus de 550 marins de Montoir meurent au service de l'État et plus de 150 disparaissent dans les prisons anglaises. Mais cette mortalité élevée qui frappait les marins au long cours, n'était pas due seulement aux guerres. Ils connaissaient une vie très dure : naufrages et maladies. Au XVIIIe siècle, un marin sur deux meurt avant d'avoir 25 ans.

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©PresseOcéan

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