2010 a été éprouvante dans les marais salants de Guérande  mais aussi source de satisfaction avec une bonne récolte.


Vigilance

En ce mois de janvier, les paludiers s'activent pour préparer les marais avant la saison. Les traces de la tempête Xynthia ont été à peu près effacées au prix de très gros efforts, surtout en mars 2010. Mais, comme chaque hiver, il faut "faire du préventif", lâche Luc Josse, syndic de l'un des 20 secteurs des marais salants, celui de l'étier Plinet. Élu par ses collègues, le syndic doit surveiller l'état du marais sur son secteur, afin d'y repérer les travaux nécessaires. "Il faut sans cesse consolider, reprendre ce qui n'a pas tenu, ramener de la terre avec les chalands, reprendre les éboulements", disent Luc Josse et ses collègues.

 

La crainte porte sur les grandes marées de printemps, avec un coefficient de 118 prévu le 21 mars (hauteur d'eau de 6,50 m, contre 6 m attendus lors de la tempête Xynthia). Le risque est de voir ce fort coefficient se conjuguer avec une tempête, d'où la nécessité de consolider les digues dès maintenant. Pour cela, la solidarité entre paludiers joue à plein.

 

Satisfaction

Grâce à la météo, la récolte 2010 a été très bonne. Elle a débuté de façon précoce fin mai. Juin a été très bon. La suite de la saison a été moins productive, avec un mois d'août médiocre. À la coopérative, qui regroupe les trois quarts des paludiers, on a annoncé une récolte de 18 000 tonnes de gros sel et 1 000 tonnes de fleur de sel, soit près du double d'une année moyenne. "Cela permet, dit Catherine Malbois, d'avoir pour trois années de stocks." Et de supporter le risque d'une mauvaise année. Une politique de gestion prévisionnelle des risques économiques à laquelle la coopérative des Salines de Guérande  tient.

 

Article paru le 25 janvier, in Ouest-France

 

 


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