Ouest-France, vendredi 5 mars 2010 : Réparer la digue, un travail de Titan.
"...La digue, une magnifique construction plusieurs fois centenaire qui serpente au beau milieu du Traict du Croisic. Elle empêche les salines, sous le niveau de la mer, d'être inondées. Enfin, empêchait... Car, depuis la tempête de dimanche, une partie des marais salants, environ 600 hectares sur les 2 000 du bassin de Guérande, gît sous les eaux. La mer a ouvert d'énormes brèches dans cette muraille de pierre et d'argile, haute de 4 m environ. Cela n'arrange pas plus ceux qui exploitent en amont de la digue, les conchyliculteurs..."
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©Ouest-France

"...De Batz au Croisic, le pire. Le secteur où la digue a plus trinqué se trouve entre le Croisic et Batz-sur-Mer : quatorze des 34 brèches sont concentrées dans ce secteur. Les salines de David Cholon, président du syndicat des paludiers, sont sous les eaux à hauteur de Batz-sur-Mer. Le président ne perd pas confiance, mais il est incapable de quantifier le préjudice : « il faut que l'eau se retire des salines pour l'instant. Après, on verra..."
Réparer la digue : c'est l'obsession de la quarantaine de paludiers dont les 2 000 oeillets sont submergés depuis dimanche matin. Ils représentent près du quart des professionnels à pleintemps. C'est dire à quel point cela pèse sur l'activité entière. A priori, si la digue est réparée et consolidée très rapidement, la production pourrait démarrer presque normalement en juin. Peut-être..."

Le sel de Guérande mérite bien tous ces efforts pour que perdure une activité deux fois millénaire.

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