Près de Guérande, La Turballe
D'azur aux quatre sardines d'argent ; au chef d'argent aux cinq hermines de sables.
Devise : Toujours plus avant.

La Turballe
Population : 4350 habitants
Superficie : 1853 ha
Loisirs : Nombreuses activités nautiques, sportives et culturelles
Services : 180 commerçants et artisans, un lycée d'enseignement professionnel expérimental, deux écoles primaires privées, une école primaire public. Accueil périscolaire
La commune de La Turballe (An Turball) fait partie du canton de Guérande. La Turballe dépend de l'arrondissement de Saint-Nazaire, du département de Loire-Atlantique.
La commune de La Turballe se trouve sur la presqu'île de Guérande, à l'ouest des marais salants. Elle est entourée par les communes de Guérande à l'est, Piriac-sur-Mer au nord et Le Croisic, au sud, qui fait face à la presqu'île de Pen-Bron.
La Turballe offre aux visiteurs les plaisirs balnéaires dans un environnement préservé (Pavillon Bleu d’Europe des plages depuis 15 ans) pour ses 9 kilomètres de plage. Port de plaisance, marais salants, musée de la pêche, bois et dunes de Pen-Bron, sentier littoral, circuits de randonnée sont autant de possibilités d’activités ou de contemplation…
Une longue plage de sable, dénommée la Grande falaise en référence à sa grande dune, relie Pen-Bron au port. Le bois de Pen-Bron sépare cette plage des marais salants du Petit Traict. Au bout de Pen-Bron fut fondé à la fin du XIXe siècle un centre hélio-marin.
Le bord de mer du nord de la commune est beaucoup plus rocheux.
De nombreux hameaux se partagent le territoire de la commune, tels Coispéan, Méliniac, Fourbihan, Lauvergnac, Trévaly etc.
Le port de pêche de La Turballe est le cinquième port de pêche français mais il se place au premier rang pour la pêche à l'anchois et la sardine. Sa flottille de 80 unités se compose de pélagiques et de chalutiers.
Le port de plaisance peut accueillir 340 bateaux.
Un cercle nautique, une école de voile, joies de la plongée et des liaisons qui vous emmènent à Belle-Ile, Houat et Hoëdic …
Côté plages, près du centre-ville, vous trouverez la plage des Bretons, la Plage de la Grande Falaise, prisée des véliplanchistes, s'ouvre sur le large au sud, la plage de Ker-Elisabeth, plus au nord, est idéale pour les familles.
Du clocher de Trescalan, on découvre un superbe panorama sur la presqu'île et les îles, il vous faudra pour cela monter les 110 marches ! Les dunes, la plage et la forêt de Pen-Bron, un site classé par le Conservatoire du Littoral, est un lieu est idéal pour l'observation de la faune et de la flore.
On trouve mention de La Turballe pour la première fois dans des écrits remontant à 1452.
La Turballe vient, semble-t-il, du nom d'une auberge isolée autour de laquelle se serait édifié un village à la fin du Moyen Age.
À cette époque, il ne s'agissait pas encore d'un bourg, mais d'un groupe de quelques maisons au sommet de la dune. Le hameau se développa au sein de la frairie de Trescalan qui regroupait une partie des villages de la paroisse de Guérande.
A partir du 19ème siècle, La Turballe connaît un constant développement.
Simultanément, la population s’accroît. En 1820, on recense 170 habitants.
En 1836, La Turballe comptait 219 habitants dont 30 pêcheurs.
Les activités de pêche ne cessant de croître, La Turballe fut élevée au rang de commune le 17 mai 1865. Elle devient une petite ville industrielle, se détachant de Guérande. Deux mois plus tard, son premier maire, Alfred Pellier, était élu.
Dès 1810, les pionniers de l’industrie nantaise de la conserve de sardines s’approvisionnent à La Turballe, alors simple hameau de pêcheurs.
Dans les années 1829-1830, les ferblantiers soudent hermétiquement des boites sur la dune entre Pen Bron et La Turballe.
A cette époque, la pêche se pratique à bord de chaloupes sardinières. De 35 chaloupes en 1823, le port verra jusqu’à 120 chaloupes en 1877.
En 1837, François Deffes fonde à Pen-Bron la première usine de conserves de sardines sur le lieu même de la pêche. Par une nouvelle technique de conservation, l’appertisation, La Turballe rencontre par cette industrie un formidable essor.
En 1938, la réalisation d’un chemin de grande communication de La Turballe vers Guérande fait évoluer le bourg et permet les travaux d’un véritable port de 1855 à 1875.
Afin d’améliorer les conditions d’accueil dans le port, un brise-lame est construit sur les rochers de Tourlandroux, dès la décennie 1850.
De 1850 à 1870, on note un indéniable essor des implantations de conserveries. Le dynamisme de ce développement entraîne la création d’une fabrique d’engrais, par Fernand Auvillain qui s’associe aux Etablissements Loreau (1863) à Pen Bron.
Le nombre de maisons neuves progresse et en 1876, La Turballe compte 700 habitants.
De 1890 à 1893, une jetée (dite de Garlahy) qui mesure 105 mètres, est établie afin de protéger la flottille de pêche.
Le nombre d’habitants, Trescalan compris, passe à 2000 du fait de l’apport considérable de main-d’œuvre dans les conserveries.
Il y eut jusqu’à 7 conserveries sur la commune et la dernière, la conserverie Gravier, disparaît en 1987
Durant la Seconde Guerre mondiale, de nombreux blockhaus furent construits, notamment sur le bord de mer en renforcement du Mur de l'Atlantique. Deux autres lignes de défense s'étalaient sur la commune.
Une bombe fut larguée sur la ville en 1942. On pense cependant qu'il s'agissait en fait d'une erreur de la part des Anglais. Par chance, aucune victime ne fut à déplorer.
De mars 1944 à la Libération, La Turballe faisait partie de la poche de Saint-Nazaire.
Le Port de La Turballe est le premier port de pêche des Pays de Loire en tonnage et en valeur. C’est également le premier port français de la façade Atlantique pour l’anchois et la sardine.