Très tôt Piriac a eu des vignobles, on y a même cultivé  des oliviers,  qui auraient gelé en l'hiver 1709

La pêche hauturière ne prendra son essor que XVIII siècle

Piriac fut un fief du protestantisme avec Careil et Le Croisic

 

Piriac, station touristique prisée des écrivains : De l'époque des bains de mer à la station touristique, Piriac-sur-Mer a séduit de nombreux auteurs.Cette station du bout du monde a encore beaucoup d'histoires à raconter.

 


 

La seconde moitié du XIX s. attire les premiers écrivains à Piriac.

Les "Parisiens", comme on les surnomme, vont se succéder, attirés par le charme des lieux.  

 "On ne peut vraiment rien trouver de plus délicieux, de plus retiré, que ce petit village perdu au milieu des rochers, intéressant par son double côté marin et pastoral". C'est ainsi qu'Alphonse Daudet décrivait Piriac, qu'il découvrit lors de ses séjours en 1874 et 1875, où il logeait à l'Hôtel des Bains, aujourd'hui La Vigie.

D’autres écrivains ou artistes ont séjourné à Piriac : Honoré de Balzac, Gustave Flaubert, Émile Zola, Alphonse de Châteaubriant, Julien Gracq, Bernard Buffet, Paul Belmondo, Pablo Casals. La réponse tient dans les écrits qu'ils ont laissés. Gustave Flaubert et Maxime Ducamp visitaient en 1847 "une petite bourgade, couchée au bord de la mer", reliée depuis peu à Guérande par une route carrossable, et desservie par "les pataches et les coucous". La fameuse patache (petit navire) du Père Legall.

 

Sur les conseils de Daudet, Émile Zola vint à Piriac et, plutôt gourmand, il ne se priva pas de faire une cure de coquillages tout en rédigeant une nouvelle, Les Coquillages de M. Chabre, une idylle se passant dans la grotte à Madame. Il séjournait au Castel Marie et écrivait à Paul Alexis : "C'est une fête, une belle vie qu'il faudrait mener quatre mois pour bien se porter". Depuis ses fenêtres, il pouvait contempler l'église sur le port, entouré de murs bas, "le cutoir"  où les gens venaient s'asseoir pour contempler l'animation du port.

 

Plus récemment Julien Gracq, dans un récit mêlant fiction et autobiographie, fait une description du bourg étonnante de précision. Piriac y est nommé Kergrit. Il commente avec malice les signes de l'occupation estivale : "On passe le long de courettes minuscules où pend encore à sécher tout l'attirail des baigneuses galantes célébrées par les cartes postales de l'époque des bains de mer : épuisettes, haveneaux. Car le baigneur de Kergrit de père en fils sarcle d'année en année son rocher fidèlement...".

 


 

En 1886, trois conserveries fonctionnent à Piriac, la dernière fermera en 1970.  Ce jour, l'activité du port est essentiellement tournée vers la plaisance. 

 


 

A Piriac, comme à Mesquer quelques villas surgissent sur le littoral.

Les permières résidences secondaires, habitations modestes,  ont été construites par des commerçants guérandais en 1885. Puis des villas surgissent sur le bord de mer.

En 1890, Piriac compte 1 300 habitants.

Elle est la station balnéaire la plus primée de la côte nord. La vie y est simple, mais confortable; Il y a deux hôtels, et les quelques 200 baigneurs qui fréquentent cette station sont également accueillis chez l'habitant.

Dans les années 1890, on représente Piriac  comme une "petite plage de sable avec un port défendu par un jetée pouvant recevoir des bateaux de 25 à 45 tonneaux".

Sont à visiter les grottes du Moine-Fou, de Madame et du Chat, on peut se rendre au sémaphore de la pointe de Castelli où au sud se trouve un bloc de granit, appelé le tombeau d'Almanzor.

En 1907 s'opère un véritable essor de cette petite commune, avec l'arrivée du chemin de fer.

 

Aujourd’hui, c’est le tourisme qui fait vivre Piriac-sur-Mer.

Au large de Piriac, l’île Dumet est une réserve ornithologique importante, propriété du Conservatoire du Littoral.

 


 

La pointe du Castelli à Piriac 

La pointe la plus avancée en mer de la Presqu'île guérandaise se trouve sur la côte piriacaise. La pointe du Castelli, abrite un sémaphore de la Marine nationale qui surveille la côte du Croisic à la presqu'île de Quiberon. Le sentier des douaniers, qui surplombe les criques et amas rocheux, est le meilleur endroit pour découvrir un panorama exceptionnel et un ensemble naturel sculpté par la mer qui porte des noms évocateurs : le passage de la mariée, les oreillers et la couette, le chandelier. De part et d'autre, des plages auxquelles on accède par de petits sentiers abrupts : le Closio, la plage du Castelli pour aboutir à la grotte à Madame et enfin au légendaire tombeau d'Almanzor.

 


 

Le tombeau d'Almonzor

Il est situé peu avant la Pointe de Castelli. C'est un rocher, un bloc de granit qui émerge de l'eau. Il est accessible à marée basse.

La légende raconte qu'Almonzor, Seigneur de Lauvergnac, partit avec saint Louis en Orient pour la huitième croisade. En attendant le retour du chevalier, Dame Yseult, son épouse, venait chaque jour sur la côte, s'abritant dans sa grotte, "La grotte à Madame". Almonzor revint enfin de la croisade, mais une violente tempête fit sombrer son vaisseau et les vagues rejetèrent le corps inanimé du chevalier au pied du rocher qui devint dès lors son tombeau.

 


 

Le corps de garde

Cette bâtisse, massive, date de 1690 dont les  murs font un mètre d'épaisseur. C'est l'un des trois corps de gares existant à Piriac et qui abritait les gardes-côtes.

 

Ce bâtiment  abritait les milices Gardes-Côtes recrutées parmi les habitants non-inscrits maritimes. Elles servaient sous les ordres de M. de Tournemine, Baron de Campzillon. Ce corps de garde faisait partie de la capitainerie Garde-Côte dont l'autorité s'étendait du Croisic à La Roche-Bernard avec pour mission la surveillance de nos rivages afin de prévenir un débarquement éventuel d'Anglais ou d'Espagnols.

 

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L'abbé de Bellegarde, célèbre Piriacais au XVIIe

Jean-Baptiste Morvan, plus connu sous son nom de plume l'abbé de Bellegarde est né en 1648 au château de Kerjean à Piriac.

Son père Jacob Morvan était l'intendant du seigneur de Tournemine, baron de Campsillon. Jésuite pendant 17 années, il quitta la Compagnie de Jésus lorsqu'elle condamna la philosophie de Descartes qu'il admirait. Son oeuvre est inspirée du même esprit que celle de La Bruyère dont il était contemporain. Outre ses nombreuses traductions de textes grecs ou latins, il acquit une grande notoriété en France et dans les pays voisins par ses livres et conseils sur la vie en société : des réflexions sur ce qui peut plaire ou déplaire dans le commerce du monde, sur l'élégance et la politesse du style, sur le ridicule et les moyens de l'éviter, modèle de conversation pour les personnes polies, entre autres.

On trouve trace de cet écrivain dans une étude d'Olivier de Gourcuff, en 1888 ; plus récemment, une biographie rédigée par Emile Letertre publiée dans la revue Pen Kiriak en 1988 ; et il a fait l'objet de recherches par Olivier Poupart-Lafarge à qui nous devons un recueil des conseils de l'abbé de Bellegarde.

 

Chapelle Saint-Fiacre

Cette chapelle est liée à l'histoire du bourg car elle fut construite au XVe siècle.

Datant du XIIIe siècle, et démolie en 1925, cette chapelle fut transformée en Temple lors de la Réforme.

Les offices religieux s’y déroulèrent de 1766 à 1787 pendant la construction de l’Eglise Saint-Pierre-Es-Liens.

C'est dans cette chapelle que se réunissait le général de la paroisse, sous l'ancien régime, ce prédécesseur du conseil municipal. C'est là également que se réunirent les habitants de Piriac au moment de la convocation des Etats Généraux en 1789 pour élire un délégué au Baillage de Guérande.

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