Les marais salants de Guérande et du Bassin de Mès constituent un site remarquable du patrimoine européen où le sel est toujours récolté à la main par les paludiers. Le sel gris  et la fleur de sel ont fait la renommée de toute la presqu'île Guérandaise.

A chaque marée, la mer monte dans un canal appelé "étier".

En été, le paludier ouvre alors une "trappe" sur la "vasière" qui sert de réservoir et de lieu de décantation.

Puis, par des bassins successifs, grâce à de minutieux réglages et une très faible pente, l'eau circule sur une mince épaisseur. L’eau s'évapore sous l'action du soleil et du vent. Au terme d'un long parcours sur l'argile de la saline, cette eau  fortement salée devient saumure dans les "adernes". Le paludier récolte le sel au printemps.

Armé d’un grand râteau, le paludier écrème les œillets et ramène le sel sur la ladure, petite plate-forme au milieu des œillets.

Des cristaux fins et légers flottent en larges plaques  à la surface de l’eau, c’est la "fleur de sel"  récoltée à la lousse

C’est à l’aide d’un las que le paludier recueille le gros sel, au fond des oeillets, sur  "la mer du marais" ; Ce gros sel est formé de cristaux de tailles variables.

Ce sel récolté s’égoutte, est porté au meulon puis à la salorge, greniers à sel.

Une fois la récolte terminé, les marais sont inondés et passent l’hiver sous l’eau.

 

Quelques termes 

L’étier : chenal d’alimentation menant l’eau de mer aux salines par les bondres (chenaux qui bordent la saline).

La vasière : premier réservoir. Elle exerce un rôle de décantation et d’évaporation. Souvent une pierre est en son centre, elle sert de niveau.

Le cobier : bassin secondaire.

Les fards : réservoirs de chauffe qui approvisionnent quotidiennement les œillets en saumure.

Les œillets : derniers bassins de la saline où cristallise le sel. En son centre un plate forme circulaire sert à stocker la récole du jour : la ladure

Les gale-ponts : surfaces piétonnes réservées au paludier.

 

Photos prises le 22 juin 2010

Tout au long du trajet de l’eau dans les différents bassins, les couleurs changent

Marron : pour la vasière et le cobier : bassin de décantation et de réchauffement

Vert : pour les fards : bassins d’évaporation

Rose : pour les derniers fards et les adernes : réserve journalière de saumure nécessaires aux œillets

Blanc : pour les œillets : bassin de cristallisation

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